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Agence régionale de santé (ARS)

Le principal financier du groupe SOS Mlezi

Les subventions ahurissantes accordées à l’association Mlezi Maore sont régulièrement dénoncées sur les réseaux sociaux. Si la presse locale se penchait de plus près sur le sujet, elle découvrirait que l’Agence régionale de santé (ARS) est le principal financier de cette nébuleuse.
Une précision d’abord, cette pieuvre qui étend ses tentacules dans des activités aussi diversifiées qu »improbables est une filiale du groupe SOS dont le grand patron est Jean-Marc Borello, un proche du président de la République Emmanuel Macron, un temps pressenti pour être ministre de l’économie et des finances avant que la presse nationale ne dévoile ses antécédents judiciaires, ruinant ainsi des ambitions gouvernementales placées sous le signe de l’argent roi.

Un patrimoine de millionnaire assis sur la délinquance

Statutairement, Mlezi prend le relais de l’association Tama, jadis présidée par le sénateur Thani Mohamed Soilihi. Ce dernier a passé le flambeau à sa suppléante Mme Roukia Lahadji, ex-maire de la commune de Chirongui. Les deux personnalités politiques sont les référents du parti présidentiel, La République en marche (Larem). Cette circonstance explique pourquoi les subventions que perçoit le conglomérat sont décriées par des observateurs qui évoquent des financements associatifs aux visées partisanes et électorales.
Historiquement, TAMA s’est construit, il y a 18 ans, sur les crédits affectés à la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), son ADN étant la lutte contre la délinquance, secteur qui lui a valu sa réputation sulfureuse.
La diversification des activités dans l’action sociale, a permis au groupe de croître, notamment grâce aux subventions de la Caisse de sécurité sociale, les relations très ambiguës avec cet organisme public ont fait la fortune de Tama qui ambitionnait même de racheter Mtsangabeach, propriété de 10 ha acquise par la CSSSM et mise à prix à hauteur de 6 millions d’euros environ.
Divers autres contributeurs enrichissent l’entité SOS-Tama-Mlezi qui a accumulé un patrimoine foncier et immobilier d’une valeur inimaginable au regard de son domaine d’intervention prioritaire, la prise en charge de la jeunesse délinquante.

Nouveaux filons, lenvironnement; l’économie sociale et solidaire

Le mastodonte est monté en gamme ces dernières années avec des nouvelles tendances; notamment les services à la personne, mais aussi l’économie sociale et solidaire (ESS). Pour mémoire, la Chambre dédiée à ce secteur, la Cress, est présidée par le sénateur Tani qui, on l’imagine aisément, entretient les meilleures relations daffaires avec sa suppléante Lrem Roukia Lahadji, patronne de Mlezi, structure financée par la Cress dont la directrice est candidate aux élections départementales sous l’étiquette Nema; parti du maire de Labattoir, Said Omar Oili, autre baron local de la mouvance macroniste.
Récemment, l’environnement est entré dans les attributions de la pieuvre, avec la création de l’association Nayma; sitôt enregistrée à la préfecture et sitôt pourvue d’une subvention à faire pâlir d’envie la fédération des associations environnementales.
Un autre filon est exploité juteusement par le groupe, l’insertion par l’activité économique (IAE) dont Jean-Marc Borello est le pape au niveau national.

Environ 500 000 euros de subventions annuelles de l’ARS

Toute cette ramification s’est opérée grâce aux fonds publics. Mais le secret de polichinelle que la presse locale n’ose dévoiler, c’est que 40% des financements engrangés par Mlezi viennent de l’ARS. Le graphique qui illustre cet article le montre bien.
En effet, depuis sa création, la direction générale de l’agence de Sante Ocean Indien octroyait annuellement près de 500 000 euros au pouls SOS-Tama. Au titre de l’année 2019, Mlezi Maore a obtenu la somme de 464 913 euros dans le cadre des missions financées par le Fonds d’intervention régionale (FIR) en application de l’article L 1435-8 et des articles R 1435-16 à 22 du code de la santé publique.
Si la justice voulait enquêter sur l’utilisation des subventions octroyées à la nébuleuse, elle peut commencer ses investigations par l’ARS, la brigade financière trouverait une personne idéale pour le renseignement, à savoir Julien Thiria, ancien responsable du service Prévention et action de santé sous la direction de l’Arsoi, devenu, sous la tutelle de Dominique Voynet, Directeur de la Sante Publique, autrement dit l’argentier de l’ARS qui procede aux opérations de paiement et entretient des liens privilégiés avec SOS Tama Mlezi depuis plusieurs années.

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