Dans la course aux élections municipales de mars 2026 à Mamoudzou, Ahamada Haribou se présente comme un candidat de terrain, sans étiquette politique, porté selon lui par un soutien citoyen et une volonté de rassemblement. Actuel directeur général adjoint au syndicat des eaux, il met en avant un parcours marqué par l’engagement associatif et la connaissance des finances publiques.
Issu d’une famille modeste, formé au lycée de Mayotte où il obtient un baccalauréat ES, il poursuit ensuite des études en finance et comptabilité, notamment à l’université de Rennes où il obtient une licence d’administration publique. Il choisit ensuite de revenir sur l’île pour y travailler. À 26 ans, il occupe déjà des responsabilités importantes à Koungou, avant de poursuivre son parcours professionnel dans la sphère publique.
Faire de Mamoudzou « une ville où il fait bon vivre » : Son projet municipal s’articule autour d’un objectif central : améliorer concrètement le quotidien des habitants. Sécurité, scolarité, mobilité et accès à l’emploi figurent parmi les priorités. Le candidat insiste notamment sur les difficultés rencontrées par les jeunes pour intégrer le marché du travail et souhaite mettre en place des dispositifs facilitant leur insertion professionnelle.
Il critique également la lenteur de certains grands chantiers à Mayotte, qu’il juge « inacceptable », et promet un suivi rigoureux des travaux pour réduire les délais de réalisation.
Mobilité et attractivité économique au cœur des propositions : Face aux embouteillages qui pénalisent l’activité économique, Ahamada Haribou propose la création de nouveaux axes d’accès à Mamoudzou afin de fluidifier les déplacements et favoriser le retour des entreprises. Il estime que la commune doit redevenir attractive pour les investisseurs.
Pour financer ses ambitions, il mise sur la mobilisation de subventions de l’État, des fonds européens et des partenaires institutionnels, tout en formant les agents municipaux à la recherche de financements. La régularisation du foncier et l’optimisation de la taxe foncière font également partie de ses leviers pour renforcer les recettes communales.
Une gestion financière axée sur la rigueur : Le candidat considère que le déficit estimé à 14 millions d’euros n’est « pas insurmontable » à condition d’instaurer une gestion rigoureuse et un suivi précis des projets. Il se montre critique vis-à-vis du programme « Mamoudzou 2030 », qu’il juge à réévaluer au regard des urgences actuelles.
Parallèlement, il souhaite soutenir le tissu économique local en réduisant les délais de paiement des entreprises et en accompagnant les initiatives créatrices d’emploi.
Sécurité, éducation et services de proximité : En matière de sécurité, Ahamada Haribou prévoit d’augmenter les effectifs de la police municipale, de renforcer la vidéosurveillance et de créer une brigade de nuit pour patrouiller dans les quartiers.
Sur le plan éducatif, il propose la création d’un groupe scolaire accessible à moins de dix minutes à pied pour chaque enfant, l’accélération de la construction de salles de classe et la mise en place de cantines de qualité.
Le développement de services publics de proximité figure également dans son programme, avec la construction de mairies annexes dans les villages qui en sont dépourvus.
Sport, culture et cohésion sociale : Le candidat entend aussi investir dans les équipements de loisirs, avec la construction d’une piscine municipale, la rénovation des plateaux couverts et l’attribution de subventions transparentes aux clubs sportifs. Un stade à Tsoundzou fait partie des grands chantiers envisagés.
Sa liste rassemble des profils variés : experts en aménagement, inspecteurs de l’éducation, acteurs associatifs et de nombreux jeunes, une équipe qu’il présente comme représentative de la diversité de Mamoudzou.
Un engagement qui dépasse l’élection : Ahamada Haribou affirme vouloir maintenir les projets positifs déjà engagés, tout en restaurant la confiance entre la municipalité et les habitants par davantage de transparence et d’efficacité. Il assure que, même en cas d’échec électoral, il poursuivra son engagement auprès de la population à travers le monde associatif.
Face à lui, sept autres candidats briguent la mairie, annonçant une compétition électorale particulièrement disputée dans la commune chef-lieu.