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Harcèlement moral au Rectorat

La dénonciation s’amplifie

Bacar Mouta fait des émules. Ce professeur d’histoire au collègue de Mgombani qui a eu l’audace de dénoncer les agissements injustifiables de ses supérieurs hiérarchiques est aujourd’hui soutenu par un collectif qui entend ester en justice à chaque fois que des cas de harcèlement moral seront portés à sa connaissance. 

Mouta se dit victime d’un rapport d’inspection discriminatoire, établi par l’inspecteur d’académie IPR Pascal Marsilloux et signé par sa cheffe Mme Loetitia Fayolle, ce rapport à charge est un véritable réquisitoire qui risque de lui coûter un licenciement sec, raison pour laquelle il a constitué l’avocat Me Asskani Moussa pour défendre ses intérêts professionnels, personnels et familiaux.
La médiatisation de l’affaire Mouta a délié les langues, de sorte que les dénonciations se multiplient auprès des représentants syndicaux qui promettent d’agir.
Ces derniers ont rédigé un communiqué à l’adresse du Recteur Gilles Halbout.
En voici la teneur :
« Dans un contexte d’insécurité qui ne rend plus Mayotte attractive pour les fonctionnaires métropolitains, on ne comprend pas pourquoi faire venir des contractuels de l’extérieur, au détriment de personnes diplômées recrutées sur place. Si ces agents en poste n’ont pas les compétences requises, qu’on les forme !
A l’heure où la politique du Rectorat est de construire plus d’établissements pour faire face à la surpopulation scolaire, au lieu de pérenniser le personnel mahorais, l’académie les décourage, l’administration de l’éducation nationale use de méthodes d’intimidation, de dénigrement, d’infantilisation; des professeurs se font traiter d’incompétents après plusieurs années de service (5 à 6 ans d’expérience assortie de bonnes notations).
Certains chefs d’établissement (notamment ceux des collèges de Dembeni, de Mgombani, le lycée de Chirongui) et adjoints (ceux du collège de Kwale, Passamainty et Mgombani), des inspecteurs et conseillers pédagogiques (plus particulièrement IPR VS, IPR histoire/géo…) abusent de leurs positions pour malmener des employés en tenant des propos inappropries; ils menacent les contractuels du non renouvellement de leur contrat et ce à l’approche de leur titularisation (CDIsation).
Beaucoup d’enseignants subissent des humiliations, du harcèlement au point de les pousser à la démission. Certains évoquent des pressions insupportables : harcèlement moral, flicage, mépris, dénigrement, chantage, manque de respect et de considération de la part de leur hiérarchie ».
Avec la création de ce collectif, le ministère de l’éducation nationale est avisé que de telles pratiques répétitives sont passibles de condamnation judiciaire pour leurs auteurs.

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