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INTERVIEW « L’ARS et le rectorat ont décidé de vacciner des lycées sans concertation »

Mr Haïdar ATTOUMANI SAID, coprésident de la CDPE976 a été saisi par l’équipe de la rédaction 976news suite à ses nombreuses publications dans les réseaux sociaux sur la question de la « vaccination des lycéens ». Il a indiqué dans un courriel envoyé à redaction@976news.fr que « l’ARS et le rectorat ont décidé de vacciner des lycéens sans concertation avec les associations des parents d’élèves ».

976NEWS.FR : Savez-vous comment cela a été décidé et comment cette vaccination est organisée ? Concernent-elles le 1e et 2e degrés ? Qui pratique cette vaccination ?

Haïdari ATTOUMANI : Pour vous dire vrai, la FCPE n’a pas été mise au courant de quoi que ce soit. Par contre, nous avions été alertés par des parents qui sont souvent dans les couloirs à la fois du rectorat ou de l’ARS les décisions qui se prennent concernant la vaccination des lycéens pour le moment et déjà ça circulait également dans les couloirs que ce serait étendu aux élèves à partir de 12 ans. Nous pensons qu’il y a eu forcément une concertation entre la préfecture d’un côté, l’ARS et le rectorat de l’autre. Le reportage du 27 mai avait expliqué que les infirmiers de l’éducation nationale ont été associé à la vaccination avec les agents de l’ARS.

976NEWS.FR : Nous n’avons entendu aucune communication à ce sujet que cela soit à la radio ou dans la presse écrite. Cette communication a été faite uniquement en interne ?(Chefs d’établissement, Infirmières, professeurs…) Les parents ont-ils été informés de leur droit à refuser cette vaccination pour leur enfants ? A-t-on expliqué aux enfants qu’ils ont le droit de refuser ? 

Haïdari ATOUMANI : Justement, lorsque nous avions interpellé le rectorat sur cette question, le recteur a confirmé par son directeur de cabinet que des autorisations avaient été transmises aux parents au préalable pour autoriser le vaccin ou non. Notre inquiétude c’est le fait que les associations des parents d’élèves avaient été écartées dès le départ, on s’aperçoit que les autorités de l’état ont fait exprès de ne pas inviter les parents à discussion. S’agissant d’explication aux élèves qu’ils avaient la possibilité d’accepter ou refuser, nous ne pouvons pas le vérifier. Ce dont nous pouvons être sûrs, c’est le fait que des agents dédiés à informer ou à conseiller sur le risque covid-19, il s’avère qu’ils expliquent aux lycéens que la vaccination leur est obligatoire dans la mesure où ils sont amenés à faire un voyage et sans vaccin, ils ne pourront pas partir hors du territoire. Ces mêmes informations sont transmises par les enseignants, infirmières et je pense aussi les chefs d’établissement puisque dans le reportage évoqué plus le proviseur du Lycée de Tsararano nous faisait entendre qu’en moins de 48 heures, l’établissement aurait pu récolter plus de 150 autorisations.

976NEWS.FR : Savez-vous combien d’élèves ont été vaccinés ? Quelles actions envisagez-vous pour dénoncer ce manquement à la liberté fondamentale et aux droits de l’enfant ? Comment allez-vous évitez que cela se reproduise ?

Haïdar ATTOUMANI : le 27 mai dernier, le reportage faisait entendre 165 élèves avaient pu se faire vacciner mais depuis, combien sont-ils au juste : aucune idée. La FCPE, le 27 mai 2021 avait interpellé d’abord le recteur qui était tout enthousiaste au départ mais sa joie s’est vite estompée lorsque nous lui avions demandé pourquoi de telle décision n’avait pas été décidée après concertation avec tous les partenaires ou en CENAM (Conseil de l’Education Nationale Académique pour Mayotte), une instance composée de tous les partenaires de l’éducation à Mayotte et qui est coprésidée par le préfet et le président du conseil départemental. Nous lui avons demandé d’arrêter de transformer nos établissements en vaccinodrôme. Pour calmer les choses, nous nous étions compris de sortir un communiqué de presse commune pour dire que la vaccination n’était obligatoire et qu’elle était destinée aux lycéens qui le souhaitent. Mais le rectorat n’a pas respecté sa propre proposition qu’il devait transmettre au médiat pour que le communiqué soit lu aux JT de 19h00 ce qui n’a pas été le cas. Et nous avions demandé un droit de réagir pour donner notre point de vue sur la question.
Notre intervention n’a pu être diffusée que dans le JT de 13h00 mais silence radio au JT de 19h00.
Nous avons alors réagi autrement en balançant sur les réseaux sociaux notre opinion et cela avait été relayée très fortement jusqu’à devenir virale sur la toile comme on dit dans le jargon médiatique.
Voilà, j’espère avoir été clair sur les réponses.

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