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La directrice de l’ARS provoque une grève contre elle

La Reine Dominique Voynet et sa Cour ministérielle

Le pouvoir lui monte à la tête. On l’appelle la reine, elle entretient une cour à sa gloire, et pour sa bonne fortune. Son personnel lui reproche une mauvaise autorité, se révolte contre son attitude malveillante et un comportement hautain. Il lui répond par une grève, un an après avoir observé son comportement et constaté l’évidence : bilan, voire absence de bilan faute d’activité réelle en termes de fonctionnement et d’investissement.
La réponse syndicale est cinglante, elle tient dans des formules de dénonciation et de revendications percutantes :
– Mayotte n’est pas une option
– Si on vient à Mayotte, on respecte les Mahorais
– Dire qu’on travaille pour Mayotte sans les Mahorais, c’est travailler contre Mayotte
– Elle nous dit que nous sommes incompétents
– Les « incompétents mahorais » n’ont jamais connu 4350 cas de dengue à
Mayotte en 40 ans.

Une mission de santé publique compromise

La grève aura bien lieu demain, car les relations sont très tendues avec la DG dans un contexte délicat : dépôt des listes en vue des élections professionnelles des représentants du personnel dans les ARS, au Comité d’agence et des conditions de travail (CACT). « La reine Voynet intimide les agents soit en les appelant directement sur leurs téléphone personnels soit par l’intermédiaire de son Dircab ou de sa Secrétaire générale. Ces derniers font du porte-à-porte comme si on était aux élections municipales et tentent de diaboliser les leaders », dit un syndicaliste.
La DG, intendante de Sa majesté Dominique, se la pète mais le préavis signé solidairement lui a cloué le bec. « Le personnel ne pourra plus travailler avec vous dans les conditions de mépris actuelles », note la déclaration d’hostilités.
La directrice doit répondre aux revendications pour éviter l’enlisement. Il est demandé à l’ancienne ministre de la santé, qui se croit en fonction au sein du gouvernement actuel, de lutter contre les injustices vis à vis de :
– Mayotte et de ses habitants, ils ont droit à une prise en charge digne lorsqu’ils sont malades.
– Des agents mahorais de l’ARS, ils doivent être acteurs de leur avenir.
Voilà donc les deux injustices que l’ancienne candidate des Verts à la présidence de la République doit réparer, au lieu d’entretenir et de perpétuer des iniquités au mépris du service public et de la mission de santé publique que sa direction compromet lourdement.

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