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La double grève ARS-CHM

De scandales en scandales

Chaque mois une grève combinée. L’intersyndicale CFDT, CFTC et CFE-CGC mobilise encore ce mercredi le personnel de l’ARS et du CHM afin de denoncer la dégradation des conditions de travail et d’accueil des usagers au Centre Hospitalier de Mayotte. Ainsi que le démantèlement de certains services de l’Agence Régionale de Santé, dont la gestion erratique impacte lourdement le système sanitaire du secteur privé et public.
L’aggravation de la situation sanitaire de l’île, handicapée par le désert médical, doit donc inquiéter les élus qui négligent la problématique de l’accès aux soins de la population.
En 2018, les Mahorais se sont mobilisés pour la création d’une ARS de plein exercice. Or l’intersyndicale constate que la DGS, Mme Dominique Voynet et ses amis n’ont jamais voulu d’une ARS construite pour les Mahorais avec les cadres mahorais.
Ainsi, les orientations prioritaires du système de santé sont dévoyées. A titre d’exemple, le CRSA présidé par le Docteur Ramlati Al, députée de Mayotte, ne peut participer a l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation de la politique de santé départementale.
Outre de susciter l’indignation, la gestion administrative inefficace et cavalière montre que l’ARS n’est pas en capacité ni d’organiser ses services ni de maintenir un dialogue social avec les différents acteurs qui œuvrent dans le secteur sanitaire et médico-social à Mayotte.
Le service public de santé sacrifié
Les grévistes insistent donc une fois encore sur les services qui fonctionnent en surchauffe 365 jours sur 365 :
  • suppression des lits de la médecine en Petite –Terre ;
  • démantèlement du service de la Psychiatrie en faveur de l’association Mlézi Maorais ;
  • fermeture de 4 salles de bloc opératoire sur 7, pour toute l’île ;
  • saturation du pôle mère-enfant et de la Néonat-Pédiatrie ;
  • la crise au service de la Radiologie, qui fonctionne avec 6 manipulateurs radio sur 18 ;
  • la crise au service de la Pharmacie de Mamoudzou, qui fonctionne avec 7 préparateurs en pharmacie sur 18 ;
  • manque de 8 ambulanciers au service de transport sanitaire et SMUR/EVASAN ;
  • manque d’effectif au service déchet, qui fonctionne avec 9 agents au lieu de 18 ;
  • manque d’effectifs au service de la cuisine, stérilisation, archives, équipe logistique …
  • fermeture de la pharmacie de Petite Terre et du dispensaire de Sada.
La conclusion des syndicats est claire:
le développement de la santé publique et le service public de proximité sont sacrifiés. Aucune mesure sérieuse n’est prise pour remédier aux insuffisances.
La grève ne pointe pas seulement la complicité de l’Etat dans cette chaîne de défaillances. Aux élus de prendre leurs responsabilités pour défendre l’unique hôpital de l’île, le CHM (travaux d’urgence et d’extension, construction du deuxième hôpital) et mettre en œuvres les institutions d’une ARS de plein exercice.

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