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Procès à Mayotte, procès en Guyane

L’État Macron veut museler l’Outre-mer

Yvanne Goua, porte-parole de l’association Trop violans, collectif représentatif du mouvement des Grand-frères de Guyane, est convoquée par les autorités judiciaires de Cayenne demain, mercredi 3 mars, suite à une plainte déposée en juillet pour injures à personne dépositaire de l’autorité publique, en raison de sa trace, de son origine…

Ce même jour sera rendu à Paris le verdict du procès intenté par Camille Miansoni, ancien procureur de la république à Mayotte, contre votre serviteur, journaliste d’une part, et la lanceuse d’alerte Qatary Lawson d’autres part, pour les mêmes motifs.

Curieuse ressemblance ! Cette procédure est aberrante, totalement abusive et n’honore pas le mandat du président de la République Emmanuel Macron, ni l’indépendance de la justice d’ailleurs.

Qu’est-ce qu’une procédure-bâillon ?

C’est une pratique judiciaire mise en œuvre par une institution, dans notre cas,

pour intimider, limiter la liberté d’expression, et dissuader des associations, des ONG, voire tout individu, de s’exprimer dans des débats publics.

Il s’agit non seulement de détourner l’attention, mais surtout d’épuiser en temps et en argent ceux qui participent à ce débat, en les impliquant dans des procédures juridiques coûteuses dont ils ne peuvent généralement pas assumer les frais.

Créées aux Etats-Unis à la fin des années 80, les procédures-bâillons se sont multipliées en France comme à l’étranger. Leur but : réduire au silence associations comme personnes physiques, afin de museler le débat public.

La convocation

Qu'en pensez-vous ?

Les explications du Directeur de la Formation Professionnelle du Conseil Départemental

Lettre ouverte au grand cadi de Mayotte