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Scolarisation : une obligation faite aux parents

La politique de scolarisation menée par le Conseil général de Mayotte dès sa création en 1977 se veut résolument incitative. Au-delà de l’information, de la sensibilisation, de la communication et de la pédagogie, l’obligation faite aux parents de scolariser leurs enfants, notamment les jeunes filles, dès l’âge de six ans, est assortie d’une menace de sanctions administratives en cas de refus d’obtempérer. C’est la peur du gendarme qui amène les dernières familles récalcitrantes à respecter la discipline scolaire. A mesure que l’école entre dans les préoccupations des foyers mahorais, une véritable révolution s’opère dans les mentalités, aux antipodes des coutumes ancestrales et des traditions religieuses.

A la demande des élus et sous l’impulsion de Jean-Marie Coussirou, premier préfet nommé par Paris pour mettre en place l’administration française à Mayotte, un directeur de l’enseignement est nommé en 1977, en la personne de Jean Fasquel. Après le retrait de la France aux Comores, ce professeur de français, en poste à Moroni, prend ses fonctions à Mayotte, avec pour mission de mettre en place les fondements d’un rectorat de plein exercice. Cette mission s’appuie sur l’expérience de la coopération française en Afrique.

Conscient que la transmission traditionnelle du savoir ne suffit plus, le directeur de l’enseignement, en accord avec les élus du Conseil général, mise sur « le capital humain ». La construction de l’appareil éducatif mahorais est établie sur un principe dynamique, le développement de ses ressources humaines est l’une des clefs de l’avenir de la Collectivité territoriale de Mayotte. Sur la base de ce nouveau statut institutionnel, le secteur de l’éducation, sinistré, fait l’objet de réformes qui transformeront la société mahoraise en profondeur.

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