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SMEAM, perquisitions et garde à vue

12 millions d’euros au maximum

Favoritisme, détournement de fonds publics, prise illégale d’intérêts : pour ces trois motifs, le parquet financier a diligenté une grosse enquête, visant les anciens dirigeants du Syndicat mixte d’eau et d’assainissement de Mayotte.
Après la perquisition au siège du SMEAM, l’ancien président Mohamed Moussa Bavi à été mis en garde à vue ces deux derniers jours, avec son ancien responsable administratif et financier, le maire de Boueni.
En fait, tout l’entourage proche de l’ancien président est passé au crible, son directeur de cabinet et le conseiller juridique notamment. Comme leur ancien patron, plusieurs personnalités politiques dont un élu de la Cadema et certains techniciens qui avaient occupé des postes éminents au Smeam risquent eux aussi la garde à vue et la perquisition à domicile.

150 bons de commandes en examen

Selon nos informations, le parquet financier s’intéresse de près aux marchés publics dévolus dans des conditions douteuses sur la période 2014-2019. Une source proche du dossier parle de 150 bons de commandes à examiner à la loupe, soit un montant évalué sur une fourchette large, entre 3 millions d’euros et 12 millions d’euros. A raison d’un minimum de 20 000 euros le BC et 80 000 euros au maximum.
Plusieurs chefs d’entreprises ont déjà été auditionnés. Curieusement, un acteur majeur est cependant absent de la procédure, le Groupe Vinci, délégataire du marché public de l’eau et de l’assainissement à travers ses filiales locales, dont la sulfureuse SMAE.

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