Accueil Dossier mairie de BandrabouaBandraboua : Avant son départ pour la Omra, la DGS appelle à l’apaisement et annonce que le maire veut la maintenir à son poste

Bandraboua : Avant son départ pour la Omra, la DGS appelle à l’apaisement et annonce que le maire veut la maintenir à son poste

Dans un long message adressé aux élus municipaux, Abdallah Méfouza reconnaît les tensions qui traversent la mairie de Bandraboua, demande pardon à ceux qu’elle aurait pu blesser et confirme la volonté du maire de poursuivre leur collaboration. Elle présente également une nouvelle organisation destinée à faciliter les relations entre les adjoints et l’administration.

par La Rédaction
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Un message d’apaisement dans une mairie sous tension

À Bandraboua, les tensions qui secouent la majorité municipale connaissent un nouveau développement.

Alors que plusieurs élus et militants contestent la gestion administrative de la commune, Abdallah Méfouza, qui exerce les fonctions de directrice générale des services (DGS) par intérim, a adressé un long message aux élus municipaux avant son départ pour la Omra, le petit pèlerinage à La Mecque.

Dans ce texte, dont 976 News a obtenu le contenu, elle reconnaît l’existence de désaccords et de blessures au sein de l’équipe municipale.

« Ces derniers mois n’ont pas été simples. Nous avons connu des tensions, des incompréhensions et certainement des blessures de part et d’autre », écrit-elle.

Elle affirme vouloir dépasser les différends et retrouver un climat de travail plus serein.

Mais derrière cet appel à la réconciliation, son message apporte surtout des précisions sur son avenir à la mairie.

Le maire souhaite la maintenir dans ses fonctions

C’est l’un des passages les plus importants de cette communication.

« Le Maire a exprimé sa volonté de me maintenir dans mes fonctions de DGS, afin de continuer à s’appuyer sur mon expérience et ma connaissance de l’administration communale. »

Abdallah Méfouza poursuit : « C’est son choix, sa décision, et je souhaite l’accompagner du mieux que je peux dans l’exercice de mes responsabilités. »

Cette déclaration intervient dans un contexte particulièrement sensible.

Le collectif Bandraboua YA MESSO, qui avait soutenu l’élection du maire Abdou-Lihariti Antoissi en mars 2026, a adressé un courrier daté du 8 octobre réclamant la fin effective de l’intérim de la DGS au plus tard le 30 novembre 2026.

Dans cette lettre transmise à 976 News, le collectif prévient qu’un maintien au-delà de cette échéance pourrait entraîner un blocage des accès à la mairie.

Le message d’Abdallah Méfouza laisse donc apparaître une divergence majeure : alors que des militants réclament son départ, elle affirme que le maire souhaite la conserver à la tête de l’administration municipale.

Il reste toutefois à préciser si cette volonté annoncée concerne la prolongation de son intérim ou une éventuelle nomination définitive. Son message ne tranche pas cette question.

Les adjoints devront passer par le conseiller spécial du maire

Autre annonce notable : une nouvelle organisation des relations entre les élus et l’administration.

Selon Abdallah Méfouza, le maire a retenu un fonctionnement dans lequel les adjoints travailleront directement avec son conseiller spécial, chargé ensuite de faire la liaison avec la DGS ou avec le maire, selon les dossiers.

Elle présente ce dispositif comme un moyen de réduire les confrontations et de clarifier les responsabilités de chacun.

Cette évolution soulève néanmoins plusieurs interrogations.

Quelle sera précisément la place du conseiller spécial dans les échanges entre les adjoints et les services municipaux ? Comment cette organisation préservera-t-elle l’exercice des délégations confiées aux élus ? Et surtout, cette nouvelle méthode sera-t-elle acceptée par les membres de la majorité qui expriment déjà leur mécontentement ?

À ce stade, le message ne détaille ni les attributions exactes du conseiller spécial ni les modalités pratiques de cette nouvelle organisation.

« Je ne vous demande pas de choisir entre le Maire et moi »

Dans un autre passage, Abdallah Méfouza semble vouloir répondre à la personnalisation du conflit.

« Je ne vous demande pas de choisir entre le Maire et moi, ni de renoncer à vos convictions. »

Elle invite les élus à respecter les fonctions de chacun et rappelle son ancienneté au service de la commune, où elle affirme travailler depuis mai 2010.

Elle insiste également sur la nécessité de distinguer les désaccords personnels de l’intérêt général.

« Nous n’avons pas besoin d’être amis pour nous respecter, ni de partager les mêmes opinions pour travailler ensemble », écrit-elle.

Ces mots témoignent de la profondeur des tensions, mais aussi de sa volonté affichée de poursuivre sa mission.

Des regrets exprimés avant son départ pour les lieux saints

Le message prend enfin une dimension plus personnelle.

Avant son départ pour la Omra, Abdallah Méfouza demande pardon aux élus qui auraient pu être blessés par ses paroles, ses décisions ou ses attitudes.

« Si certaines de mes paroles, décisions ou attitudes ont pu blesser l’un ou l’une d’entre vous, je le regrette sincèrement et vous demande pardon. »

Elle dit espérer qu’à son retour, une nouvelle page pourra s’ouvrir dans un esprit de respect et de dialogue.

Cet appel au pardon ne constitue cependant pas, dans son texte, une reconnaissance de faute administrative particulière. Aucun dossier précis ni aucune décision contestée ne sont évoqués.

L’apaisement annoncé suffira-t-il à éviter la crise ?

Ce message intervient à quelques semaines de l’échéance fixée par le collectif Bandraboua YA MESSO.

Il révèle une situation délicate pour le maire Abdou-Lihariti Antoissi : d’un côté, une DGS par intérim qui affirme bénéficier de sa confiance ; de l’autre, des militants qui réclament la fin de ses fonctions et menacent d’engager des actions de protestation.

La nouvelle organisation proposée pourrait contribuer à améliorer les échanges entre élus et administration. Mais son efficacité dépendra notamment de l’adhésion des adjoints et de la clarification des responsabilités.

À Bandraboua, la question dépasse désormais la seule personne de la DGS : elle concerne le fonctionnement de la majorité municipale et la capacité du maire à rétablir un climat de confiance.

Le message d’Abdallah Méfouza se veut une main tendue. Reste à savoir si les élus et les militants contestataires accepteront de la saisir.


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