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Le préfet de Mayotte déverse des larmes à travers des médias nationaux et alors ?

Le quotidien l’Humanité a mis en lumière ce que les Mahorais subissent depuis tant d’années à travers son article du 23 décembre 2025.

par La Rédaction
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Le traitement réservé à Mayotte par les autorités françaises est régulièrement dénoncé par la population locale et par certains médias engagés. L’article du 23 décembre 2025 publié dans L’Humanité, intitulé « François-Xavier Bieuville, le préfet de Mayotte aux méthodes de shérif », met de nouveau en lumière les pratiques autoritaires qui semblent prévaloir sur l’île. Pour de nombreux Mahorais, les préfets successifs envoyés à Mayotte agissent davantage comme des gouverneurs coloniaux, s’arrogeant des droits qu’ils n’auraient nulle part ailleurs en France. Les souvenirs de l’affaire Roukia, ainsi que d’autres événements marquants, restent gravés dans la mémoire collective et alimentent une profonde méfiance envers les représentants de l’État.

Voici le début de l’article de l’humanité :

« En marge de la commémoration pour le premier anniversaire du passage du cyclone Chido à Mayotte, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, tient un point-presse. Elle s’énerve à cette simple question de l’Humanité : « Comment expliquez-vous que l’État français n’ait pas lancé d’enquête pour connaître le véritable bilan humain du cyclone ? »

Derrière elle, le préfet du département, François-Xavier Bieuville, s’irrite également, lève les yeux au ciel et serre la mâchoire. Les micros éteints, il vient planter son imposante carrure devant nous, entouré de militaires et de fonctionnaires, et menace en pointant du doigt : « Ce que vous venez de faire est un scandale journalistique, votre liberté de la presse s’arrête où commence la justice, et vous pourriez être poursuivis, parce que là, ça veut dire non-assistance à personne en danger. » »

L’Humanité pose des questions essentielles auxquelles les autorités n’apportent que des réponses évasives, contribuant à entretenir le flou entourant la gestion de la crise du cyclone Chido. Quelques jours après la publication de cet article, les Mahorais découvrent dans la presse, notamment sur LCI, que le préfet aurait été victime d’une attaque à son domicile. Ces allégations, soutenues par la ministre de l’Outre-mer, apparaissent pour beaucoup comme une tentative maladroite de détourner l’attention et de défendre le préfet face aux critiques. Pourtant, la population locale remet en cause la véracité de ces faits, soulignant que le quartier du préfet est l’un des plus sécurisés de l’île et que la zone est même floutée sur Google Maps, preuve de son caractère sensible.

Face à cette situation, les Mahorais s’interrogent : comment un individu aurait-il pu s’en prendre au préfet dans un secteur aussi contrôlé, surtout après le passage du cyclone Chido, lorsque l’accès à la zone était strictement interdit et que l’armée avait instauré des checkpoints dignes d’une zone de conflit ? L’annonce d’un « suspect en garde à vue » par LCI ne convainc pas, faute de preuves tangibles ou de communication transparente de la part des autorités. La population exige des éléments concrets et refuse de se contenter de simples déclarations médiatiques, d’autant plus que les forces de sécurité sont omniprésentes autour de la résidence préfectorale.

Par ailleurs, l’État semble vouloir renforcer son emprise sur Dzaoudzi, le quartier où se trouve la résidence du préfet, une volonté ancienne qui pourrait être justifiée par la rhétorique « la République est attaquée, il faut fermer Dzaoudzi au public ». Cette stratégie inquiète la population, qui y voit une manœuvre pour limiter encore davantage ses libertés.

La présence du préfet François-Xavier Bieuville suscite la crainte tant chez les Mahorais que chez les responsables politiques locaux. Une école associative privée, située à proximité de la résidence préfectorale, aurait même vu sa directrice et les parents d’élèves se sentir menacés depuis l’arrivée du préfet. Selon une source proche de l’établissement, des démarches auraient été entreprises pour connaître la profession des parents d’élèves, ce qui laisse planer le doute sur une éventuelle pression exercée sur ces familles.

Notre journal rappelle aussi que L’Humanité souligne qu »en juin la préfecture a vendu aux enchères des packs d’eau destinés aux habitants ».

Il est primordial de rappeler que Mayotte n’est pas une colonie, et que ses habitants aspirent à être respectés comme citoyens à part entière, avec les mêmes droits et la même dignité que tous les Français. Les méthodes employées par certains représentants de l’État ne font qu’accentuer le sentiment d’injustice et d’abandon ressenti sur l’île.

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