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Mayotte : des embarcadères clandestins font peser un risque sur les plages

L’absence de contrôle autour d’embarquement sauvages de bateaux touristiques alimente les inquiétudes sanitaires et environnementales

par La Rédaction
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À Mayotte, des quais officiels existent pour l’embarquement des touristes, comme celui de Four-à-Chaux à Labattoir ou encore le quai de Mamoudzou, à proximité des barges. Ces infrastructures sont destinées à encadrer l’activité maritime touristique. Pourtant, depuis plusieurs mois, un phénomène parallèle suscite de vives inquiétudes : l’utilisation de plages comme embarcadères clandestins.

Du nord au sud de l’île, certaines sociétés de tourisme opéreraient en dehors des zones autorisées. La plage du Faré, en Petite-Terre, est particulièrement mentionnée. Elle accueillerait chaque week-end une vingtaine de bateaux, au cœur d’un espace pourtant très fréquenté par les baigneurs.

Le danger pointé est majeur. D’une part, la proximité des embarcations avec les zones de baignade expose les usagers à des risques d’accidents lors des manœuvres. D’autre part, la présence répétée de bateaux à quelques mètres du rivage fait craindre des rejets d’huile moteur ou de carburant dans l’eau, avec un risque direct de pollution là où des milliers de personnes se baignent.

Au-delà des aspects sécuritaires et environnementaux, une autre question revient avec insistance chez plusieurs habitants : celle de l’égalité des règles. Beaucoup soulignent que ce type de pratique ne serait pas toléré en France hexagonale, où les zones d’embarquement sont strictement encadrées. Pour eux, Mayotte ne doit pas devenir un territoire où l’on accepte ce qui serait jugé inacceptable ailleurs. Ce sentiment renforce l’idée d’un traitement différencié, vécu comme une injustice.

L’argument du passage du cyclone Chido, parfois avancé pour justifier des aménagements provisoires, ne convainc pas les riverains, qui estiment qu’une situation d’urgence ne peut servir de prétexte à des pratiques jugées dangereuses et non réglementées sur des plages publiques.

Face à cette situation, l’absence apparente d’action visible des autorités de l’État ou des collectivités locales alimente l’incompréhension. De nombreuses voix appellent à des contrôles renforcés, à une clarification des zones autorisées et à une application stricte des règles, afin de protéger la santé des baigneurs, l’environnement littoral et la sécurité de tous.

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