Mosquée de Majiméouni : l’imam principal et professeur de mathématiques exerce son droit de réponse

À la suite de notre article publié le 3 août 2026, intitulé « Bouéni : Un homme en situation d’asile politique au cœur des tensions dans la mosquée de Majimeouni », M. Issouf, imam de la mosquée de Majiméouni et professeur de mathématiques, a adressé à notre rédaction un droit de réponse, conformément aux dispositions de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse.

Selon les informations communiquées à notre rédaction, M. Issouf se trouvait sur l’île de La Réunion au moment des événements survenus le 31 juillet 2026, ce qui explique qu’il n’était pas présent lors des tensions ayant conduit à l’intervention de la gendarmerie.

Dans son droit de réponse, l’intéressé estime que notre précédent article comporte des informations qu’il juge « inexactes ou incomplètes », notamment concernant l’histoire de la mosquée de Majiméouni et son propre rôle dans sa création. Il souhaite ainsi rétablir, selon lui, les faits dans leur chronologie.

M. Issouf explique être arrivé à Majiméouni en 2010. Il affirme avoir constaté que les habitants du village devaient se rendre jusqu’à Mzouazia ou Chirongui pour accomplir la prière du vendredi. Face à cette situation, il indique avoir proposé, avec le soutien de son père, alors foundi de Majiméouni, que cette prière puisse être célébrée directement dans le village. Cette proposition aurait toutefois été rejetée par les habitants à cette époque.

Il poursuit en indiquant que, deux ans plus tard, un terrain aurait finalement été obtenu grâce à l’intervention de la personne que notre précédent article présentait comme étant en situation d’asile politique. Selon lui, cette dernière aurait sollicité le propriétaire du terrain afin d’obtenir une parcelle destinée à la construction d’une mosquée. Le propriétaire aurait accepté de céder le terrain, permettant ainsi la construction du lieu de culte et l’organisation, dès 2012, de la première prière du vendredi à Majiméouni.

L’imam affirme également avoir été désigné imam principal de la mosquée dès son ouverture, aux côtés d’un second imam originaire d’un village voisin. Il considère que cette désignation lui confère une légitimité dans la conduite des affaires religieuses de la mosquée, légitimité qu’il estime insuffisamment prise en compte dans notre précédent article.

Autre élément mis en avant dans son droit de réponse : deux auditions menées par les services de la préfecture en 2015. Selon M. Issouf, ces échanges intervenaient dans le cadre de la structuration administrative de la mosquée et démontreraient que les autorités le connaissaient déjà comme interlocuteur et comme l’un des fondateurs du projet. Il estime donc qu’il est inexact de le présenter comme une personne récemment impliquée dans la gestion de ce lieu de culte.

Concernant les tensions apparues ces derniers mois, l’imam affirme qu’elles ne reflètent ni l’histoire de la mosquée ni l’esprit dans lequel elle a été créée. Selon lui, elles résulteraient de malentendus, d’interprétations erronées et de propos rapportés sans vérification. Il ajoute que certains fidèles auraient cherché à l’écarter ces dernières années en raison de sa manière d’interpréter les textes religieux, sans lien, selon lui, avec les accusations évoquées dans notre précédent article.

À travers ce droit de réponse, M. Issouf demande que sa version des faits soit portée à la connaissance des lecteurs dans les mêmes conditions de visibilité que l’article initial, conformément aux dispositions prévues par la loi sur la liberté de la presse.

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