Top Selling Multipurpose WP Theme
Accueil JusticePolicier accusé de violences familiales promu chef à Mayotte

Policier accusé de violences familiales promu chef à Mayotte

Une nomination controversée au commissariat de Mamoudzou alors que la procédure judiciaire est toujours en cours

par La Rédaction
2,1K vues 2 min lire

Un policier nommé Yves Milla a été promu début janvier au poste de responsable d’unité au commissariat de Mamoudzou, à Mayotte, malgré une affaire judiciaire pour violences intrafamiliales. Cette nomination suscite de nombreuses interrogations au sein de la police.

Selon les informations révélées par le média StreetPress, l’agent est accusé d’avoir exercé des violences sur ses deux fils mineurs entre 2016 et 2022. En 2023, il avait été condamné en première instance pour ces faits avant de faire appel.

Le 14 janvier 2025, la Cour de cassation a annulé sa relaxe et ordonné un nouveau procès devant la cour d’appel de Nancy. Malgré cette procédure judiciaire toujours en cours, le policier a été promu le 1er janvier 2026 au grade de major responsable d’unité locale de police au commissariat de Mamoudzou.

Cette promotion ne passe pas auprès de certains policiers locaux qui estiment que d’autres collègues auraient mérité cette distinction. D’autant plus que ce poste pourrait l’amener à intervenir notamment dans des actions de prévention, y compris en milieu scolaire.

Interrogée par StreetPress, la Direction générale de la police nationale indique que l’agent a déjà fait l’objet d’une procédure disciplinaire et que sa mutation à Mayotte n’a été effective qu’à partir de novembre 2024, le temps que les procédures judiciaires suivent leur cours.

Une question plus large sur les affectations à Mayotte

Au-delà de cette affaire, certains observateurs estiment que cette situation relance un débat récurrent sur les affectations de fonctionnaires à Mayotte. Beaucoup rappellent que, dans plusieurs services de l’État, l’île a parfois accueilli des agents dont la carrière a été marquée par des controverses ou des procédures disciplinaires. Les Mahorais se souviennent notamment de l’ancien patron de la police nationale à Mayotte, cité dans l’affaire Benalla.

Pour certains habitants, ces situations donnent l’impression que certains fonctionnaires viennent sur le territoire pour poursuivre ou relancer leur carrière. Une perception qui nourrit un sentiment d’injustice chez une partie de la population, pour qui Mayotte ne devrait pas être considérée comme un lieu d’affectation par défaut pour des agents contestés venus de l’Hexagone.

Vous aimerez aussi

Are you sure want to unlock this post?
Unlock left : 0
Are you sure want to cancel subscription?
-
00:00
00:00
Update Required Flash plugin
-
00:00
00:00