La tension monte entre la municipalité de Koungou et certains médias locaux. Dans une vidéo publiée sur Facebook, le maire de Koungou, Saïd Ahamadi, dit « Raos », a tenu à répondre publiquement à une information diffusée par un média mahorais affirmant qu’un élu de la commune aurait été placé en garde à vue pour conduite en état d’ivresse.
Face à cette publication, l’édile a catégoriquement démenti les faits. Selon lui, aucun élu de la commune de Koungou n’est actuellement en garde à vue, et l’information relayée serait totalement erronée. Le maire estime que cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large qu’il qualifie de « campagne de dénigrement » visant à fragiliser la nouvelle équipe municipale élue en mars dernier sous les couleurs du mouvement Le Bonheur Simple.
Dans son intervention, Saïd Ahamadi affirme constater depuis son retour à la tête de la commune une multiplication des attaques médiatiques dirigées contre la municipalité. Il reproche notamment à certains organes de presse de diffuser des informations sans vérification préalable et sans chercher à obtenir la version des personnes concernées. Pour lui, ces pratiques portent atteinte non seulement à l’image des élus, mais également à celle de toute la commune de Koungou.
Le maire rappelle également son parcours politique. Ancien maire de Koungou, ancien conseiller général de Mayotte et ancien président de la commission des finances du Conseil général, il souligne n’avoir jamais fait l’objet de reproches liés à la gestion des fonds publics ou à des affaires judiciaires. Il affirme avoir toujours exercé ses responsabilités dans le respect des règles et refuse que son nom ou celui de sa commune soient associés à des informations qu’il juge mensongères.
Très ferme dans ses propos, Saïd Ahamadi demande désormais au média concerné de publier un démenti dans ses prochaines éditions. À défaut, la commune de Koungou se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires afin de faire reconnaître le caractère qu’elle estime diffamatoire de ces informations.
Cette prise de parole marque une nouvelle étape dans les relations parfois tendues entre responsables politiques et médias locaux. Reste désormais à savoir si le média visé répondra à la demande de rectification formulée par le maire ou si l’affaire se poursuivra devant les tribunaux.

