Une lettre adressée directement au maire
La contestation à Bandraboua ne se limite pas aux élus municipaux.
Le collectif Bandraboua YA MESSO, qui avait soutenu le maire Abdou-Lihariti Antoissi lors des dernières élections municipales, a adressé un courrier à celui-ci pour exprimer sa désapprobation concernant la gestion actuelle de la commune.
Datée du 8 octobre 2026, cette lettre a été transmise directement à 976 News par le collectif.
Dans ce document, les militants déclarent leur « profonde désapprobation concernant les modalités de gestion actuelles » de la municipalité.
Au centre de leurs revendications figure la situation de la directrice générale des services assurant actuellement l’intérim.
Une date limite fixée au 30 novembre
Les militants demandent formellement que les fonctions de la DGS par intérim prennent fin au plus tard le 30 novembre 2026.
Il ne s’agit donc pas d’une simple demande d’explications : le collectif fixe une échéance précise au maire.
Le courrier prévient qu’en cas de maintien de la DGS par intérim au-delà de cette date, ses membres envisagent des actions de protestation directes.
Ils annoncent notamment un « blocage systématique des accès à la mairie ».
Cette mesure reste, à ce stade, une intention annoncée dans le courrier et non une action déjà engagée.
Le préfet doit également être alerté
Les militants indiquent qu’un courrier sera adressé au préfet de Mayotte le 25 novembre 2026, afin de l’informer officiellement de la situation et du risque de blocage.
Cette démarche montre que le collectif entend porter le conflit au-delà du seul cadre municipal.
La lettre se termine par un appel au maire pour qu’il réponde aux attentes des militants et permette un retour à une gestion qu’ils jugent plus sereine.
Une contestation venue de ses propres soutiens
Le fait que cette revendication émane d’un collectif ayant soutenu le maire pendant la campagne municipale donne une dimension politique particulière à cette affaire.
Les militants ne s’opposent pas simplement à une décision administrative : ils contestent la manière dont la commune serait aujourd’hui dirigée.
Le maire devra désormais composer avec les interrogations exprimées par certains élus de sa majorité et avec la position officielle de ce collectif.
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