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Violences au lycée de Tsararano : les surveillants dénoncent un manque de soutien de leur hiérarchie

Après l’intrusion de délinquants dans l’établissement et les violences qui ont fait plusieurs blessés parmi les élèves, des membres du personnel de surveillance pointent du doigt des dysfonctionnements internes qui auraient contribué à fragiliser la sécurité du lycée.

par La Rédaction
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Les scènes de violence survenues il y a quelques jours au lycée de Tsararano, dans la commune de Dembéni, continuent de susciter de nombreuses interrogations. Des individus extérieurs à l’établissement se sont introduits dans l’enceinte scolaire afin de régler des comptes, provoquant des affrontements qui ont fait plusieurs élèves blessés et profondément choqués.

Alors que l’émotion reste vive au sein de la communauté éducative, des échanges menés avec des agents de sécurité et des surveillants de l’établissement apportent un éclairage supplémentaire sur les circonstances ayant permis cette intrusion.

Selon plusieurs témoignages recueillis auprès du personnel de surveillance, les individus extérieurs étaient jusqu’à présent régulièrement stoppés aux abords du lycée. Grâce à la vigilance des surveillants, les tentatives d’intrusion étaient généralement contenues dès le portail de l’établissement, empêchant les fauteurs de troubles d’accéder aux élèves.

Mais cette fois-ci, la situation aurait été différente. Certains surveillants évoquent un profond sentiment de découragement et un manque de reconnaissance de leur engagement quotidien. Ils expliquent qu’à plusieurs reprises, lorsqu’ils intervenaient lors de bagarres ou de tensions afin de rétablir le calme, il leur aurait été reproché d’agir en dehors de leurs missions.

D’après ces témoignages, la direction leur aurait indiqué que l’intervention physique lors des altercations ne relevait pas de leur rôle. Une position qui aurait progressivement créé un malaise au sein de l’équipe de surveillance et nourri un sentiment de démotivation.

Pour certains agents, ce manque de considération envers leur investissement sur le terrain aurait contribué à affaiblir le dispositif de prévention qui permettait jusqu’alors de contenir certaines violences avant qu’elles ne pénètrent dans l’établissement.

Si les responsabilités exactes restent à établir, cette affaire met une nouvelle fois en lumière les difficultés auxquelles sont confrontés les établissements scolaires de Mayotte face à la montée des violences et à l’intrusion de groupes extérieurs. Elle pose également la question des moyens, du soutien institutionnel et de la reconnaissance accordée aux personnels qui assurent quotidiennement la sécurité des élèves.

Au lendemain de ces événements, de nombreux parents et membres de la communauté éducative espèrent désormais que toutes les leçons seront tirées afin d’éviter qu’un tel scénario ne se reproduise dans un établissement scolaire de l’île.

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